Fonio de Dioundiou par CRYSTAL CORE

À propos

Chez INTAYAR BAKABA le fonio de DIOUNDIOU, nous sommes passionnés par la promotion du fonio, une céréale ancienne aux multiples bienfaits. Nous travaillons en étroite collaboration avec des agriculteurs locaux pour cultiver et transformer ce trésor nutritionnel, en veillant à préserver sa qualité exceptionnelle.

Notre objectif est de faire découvrir les saveurs délicates du fonio et de partager ses bienfaits nutritionnels avec le plus grand nombre. Nous sommes fiers de contribuer à la sécurité alimentaire, à la durabilité agricole et à la valorisation des savoirs traditionnels.

En soutenant notre entreprise, vous soutenez également les communautés locales, car nous sommes engagés dans des partenariats équitables avec nos agriculteurs partenaires. Nous croyons fermement en une chaîne d’approvisionnement éthique et durable.

Que vous recherchiez une alternative sans gluten, une source de protéines végétales de haute qualité ou simplement une nouvelle expérience culinaire, notre gamme de produits à base de fonio saura répondre à vos attentes.

Nous sommes ravis de vous accompagner dans votre voyage vers une alimentation saine, équilibrée et respectueuse de l’environnement. Rejoignez-nous pour découvrir le fonio et sa contribution à une vie meilleure pour tous.

En Afrique de l’Ouest, les céréales traditionnelles constituent l’aliment de base des populations humaines. Elles participent de façon primordiale à la sécurité alimentaire des groupes les plus pauvres et les plus enclavés. Parmi ces céréales traditionnelles, le fonio « Digitaria exilis » est considéré comme la plus ancienne car sa primo-domestication daterait de 5000 ans av. J.C. (Purseglove, 1985). 

Le fonio constitue à la fois une culture de rente et une culture vivrière. De nos jours, cette céréale connaît un regain d’intérêt en zone urbaine du fait de ses qualités culinaires et nutritionnelles et de ses vertus diététiques (Cruz et al, 2011) même si la grande majorité des consommateurs n’en prépare qu’occasionnellement (Konkobo-Yameogo et al.2004). 

En zone rurale, le fonio joue encore souvent le rôle de culture de soudure entrant dans une stratégie de lutte contre l’insécurité alimentaire saisonnière (Vall et al., 2011, Ouédraogo et al., 2015).  Comme le riz, le fonio blanchi est globalement plus pauvre en protéines que les autres céréales  (Cruz et al., 2011) mais il est réputé pour ses fortes teneurs en acides aminés soufrés essentiels :  méthionine et cystine. C’est une céréale réputée être très savoureuse et très digeste. EIle est traditionnellement recommandée aux enfants (aliment de sevrage), aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de surpoids. Sans gluten, le fonio permet aux patients atteints de la maladie cœliaque de diversifier leur alimentation. 

La culture du fonio peut se faire dans des zones à faible pluviométrie notamment en août et septembre et sur des sols peu profonds dont la plante résiste aux conditions de sécheresse par 
rapport aux autres céréales. Il contribue à la sécurité alimentaire et dispose des caractéristiques agronomiques démontrant une place de choix dans les systèmes de production.          

Toutefois, le traitement des opérations post-récolte à savoir le battage, le décorticage, les 
préparations culinaires constitue une préoccupation à son développement commercial.  

Plus particulièrement au Niger, au cours des 30 dernières années, le pays a subi de nombreuses sécheresses, inondations, invasions des criquets et autres attaques parasitaires. La performance du secteur agricole est néanmoins très instable du fait de sa forte exposition aux changements  climatiques ; la plupart des pauvres vivent en milieu rural et sont fortement tributaires de  l’agriculture. Notre secteur rural dispose d’importantes potentialités mais fragiles ce qui rend la sécurité alimentaire problématique avec plusieurs contraintes. 

1-Historique de la zone de production et de la transformation

Le nom Dioundiou a une double origine : la première « Bi Ardi Dioundiou Di » qui signifie en arabe  « une terre de sable et de pierre » et la seconde « Djudjuri Doutchi » qui veut dire « basse ou jeune  colline » situé à l’Est du site actuel de Dioundiou. Les premiers habitants seraient des descendants de  Cheick Ahmadou Baba d’origine arabe venu de Tombouctou (Mali) pour s’installer à Koma village  situé à 9Km au Nord-Ouest de Dioundiou. C’est le petit-fils du Cheick A.B dénommé Oumarou Addé  qui créa Dioundiou vers 1800. Le choix du site est fondé sur une recommandation du Cheick  Ahmadou Baba du fait de sa position stratégique contre les envahisseurs de l’époque.

Situation géographique de la zone du projet  

Le village de Dioundiou, chef-lieu dudit canton et du Département, est situé à 114 Km au nord-est de  Gaya, entre la longitude 3° 33’ 04’’ et la latitude 12° 27’ 20’’. Il et limité : au nord par le village de  Zabori, au sud par le hameau de Nanilwa, à l’est par le village de Kago ; à l’ouest par le village de  Koma-Kaïna. 

L’agriculture est la principale activité du village de Dioundiou. Elle occupe environ 97,75% de la  population active. 

 

Le fonio est une petite céréale herbacée annuelle pouvant mesurer de 30 à 80 cm de hauteur. Appelé  ‘’Intaya ‘’ en Haoussa, le fonio est une culture ancestrale du Dallol Maouri pratiquée sur des sols  dunaires (pauvres). 

Avec un peu plus de 6.000 tonnes (MAG/EL 2018), il représente 0,7% de la production de céréales  de la région de Dosso en 2018, loin derrière le mil et le sorgho mais juste devant le riz 

C’est une très petite graine qui doit être décortiquée avant sa consommation, travail long et pénible  qui est fait traditionnellement par les femmes avec un mortier et pilon. Ce traitement comprend le  décorticage (élimination des glumes et glumelles) et le blanchissage (élimination du son et du germe).  Ces deux opérations nécessitent manuellement entre 4–5 pilages, en alternance avec des vannages. 

Pour obtenir un produit de bonne qualité, toutes les impuretés et le sable doivent être enlevés au  moyen de lavages répétés.  

La plus grande particularité du fonio est qu’il ne contient pas de gluten. Les gens ayant une allergie  au  blé  peuvent  donc  en  consommer.  De  plus,  il  a  un  indice  glycémique  relativement  faible,  comparativement au riz blanc par exemple, ce qui en fait un bon aliment pour les diabétiques. Le  fonio contient un peu moins de protéines que les autres céréales. La paille et la balle sont considérées  comme un excellent fourrage. 

Le fonio (Digitaria exillis) peut se cultiver sur des sols considérés comme pauvres, peu profonds et  dans des zones à faible pluviométrie. C’est  une plante qui présente une bonne résistance aux  conditions de sécheresse par rapport aux autres céréales. Le fonio concourt à la sécurité alimentaire  pendant les périodes de soudure en milieu paysan, car sa récolte est plus précoce (entre août et  septembre) que celle des autres céréales de base que sont le mil, le sorgho, le maïs et le riz. Ces  caractéristiques agronomiques expliquent sa place de choix 

Le rendement du produit 

Sur une exploitation traditionnelle le rendement peut atteindre près de 600 kg/ha soit 6 sacs de 100  kg de fonio non décortiqué (fonio paddy). Un sac de 100 kg contient 40 tias de 2,5 kg e fonio paddy.  

Après décorticage, on obtient 20 tias de fonio blanc de 3,5 kg, soit un rendement au décorticage de  70%. 

Dans d’autres pays africains, il est mentionné 900 kg/ha comme rendement maximum. Ainsi donc,  La possibilité de croissance accélérée du maillon de la transformation pourra offrir des perspectives  économiquement avantageuses à l’ensemble de la filière. C’est le levier stratégique sur lequel il  faudrait agir pour obtenir des effets d’entraînement positifs sur la production du fonio paddy et sur  l’expansion des débouchés commerciaux du fonio prêt à l’emploi. 

Si la production est bonne, le fonio est utilisé pendant plus de 7 mois pour la consommation familiale  (repas, baptêmes, mariage, etc.). Très rarement, ils vendent leur production pour des contraintes  financières. Ils estiment que le fonio est très nourrissant et très « bourratif »